L'esprit Hulot 2018

29 novembre 2018

A la veille du G20 et de la Conférence sur le climat, le chef de l’ONU appelle à accélérer l’action climatique

 

Photo ONU/Rick Bajornas
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse au siège de l’ONU le 28 novembre 2018.
28 novembre 2018

A quelques jours du Sommet du G20 en Argentine et de la Conférence sur le changement climatique en Pologne, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé mercredi pour une mondialisation juste et une accélération des mesures pour affronter le changement climatique.

« Je transmettrai le même message aux deux réunions : à l’heure où la confiance mondiale est en baisse, notre monde a besoin de davantage de leadership mondial. Une croissance économique forte, une réduction des inégalités et une réduction des émissions de carbone sont possibles et compatibles. Mais nous avons besoin de plus d’ambition. Nous sommes dans une course pour notre avenir. C’est une course que nous pouvons et devons gagner », a déclaré M. Guterres lors d’un point de presse au siège de l’ONU.

Au Sommet du G20 qui se déroulera vendredi et samedi à Buenos Aires, le chef de l’ONU soulignera « la nécessité d’un développement inclusif qui ne laisse personne de côté ».

« Il est impératif de s’attaquer aux causes profondes et de travailler ensemble pour promouvoir une mondialisation juste. Les objectifs de développement durable constituent le modèle de cette mondialisation équitable. J’espère que les dirigeants du G20 lui donneront une forte impulsion », a déclaré M. Guterres.

Il a indiqué qu’il se rendrait ensuite à la Conférence sur le climat, appelée aussi COP 24, à Katowice, en Pologne.

« Nous nous dirigeons vers un monde de cataclysme et d’incertitude en raison du dérèglement climatique », a-t-il prévenu. « Les plus grands scientifiques du monde ont prévenu qu’il ne restait que peu de temps pour limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle ».

« Certains diront que vous ne pouvez pas à la fois lutter contre le changement climatique et avoir une bonne économie. Je ne suis absolument pas d’accord avec cet argument. En fait, le contraire est vrai. Les coûts sociaux, économiques et environnementaux du changement climatique dépassent de loin les coûts d’une intervention immédiate », a déclaré M. Guterres.

« Ne pas agir signifie davantage de catastrophes, de crises et de pollution de l’air qui pourraient coûter à l’économie mondiale jusqu’à 21.000 milliards de dollars d’ici à 2050 », a-t-il ajouté. « Une action ambitieuse pour le climat ne ralentira pas seulement la hausse des températures, elle sera bénéfique pour les économies, pour l’environnement et pour la santé publique ».

Le Secrétaire général a rappelé que les membres du G20 sont responsables de plus des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre. « Il est également vrai que les membres du G20 ont le pouvoir de modifier la courbe des émissions. Ils disposent également des ressources nécessaires pour fournir le financement nécessaire à la fois pour l’atténuation et pour l’adaptation », a-t-il ajouté.

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28 novembre 2018

A quelques jours du Sommet du G20 en Argentine et de la Conférence sur le changement climatique en Pologne, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé mercredi pour une mondialisation juste et une accélération des mesures pour affronter le changement climatique.

« Je transmettrai le même message aux deux réunions : à l’heure où la confiance mondiale est en baisse, notre monde a besoin de davantage de leadership mondial. Une croissance économique forte, une réduction des inégalités et une réduction des émissions de carbone sont possibles et compatibles. Mais nous avons besoin de plus d’ambition. Nous sommes dans une course pour notre avenir. C’est une course que nous pouvons et devons gagner », a déclaré M. Guterres lors d’un point de presse au siège de l’ONU.

Au Sommet du G20 qui se déroulera vendredi et samedi à Buenos Aires, le chef de l’ONU soulignera « la nécessité d’un développement inclusif qui ne laisse personne de côté ».

« Il est impératif de s’attaquer aux causes profondes et de travailler ensemble pour promouvoir une mondialisation juste. Les objectifs de développement durable constituent le modèle de cette mondialisation équitable. J’espère que les dirigeants du G20 lui donneront une forte impulsion », a déclaré M. Guterres.

Il a indiqué qu’il se rendrait ensuite à la Conférence sur le climat, appelée aussi COP 24, à Katowice, en Pologne.

« Nous nous dirigeons vers un monde de cataclysme et d’incertitude en raison du dérèglement climatique », a-t-il prévenu. « Les plus grands scientifiques du monde ont prévenu qu’il ne restait que peu de temps pour limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle ».

« Certains diront que vous ne pouvez pas à la fois lutter contre le changement climatique et avoir une bonne économie. Je ne suis absolument pas d’accord avec cet argument. En fait, le contraire est vrai. Les coûts sociaux, économiques et environnementaux du changement climatique dépassent de loin les coûts d’une intervention immédiate », a déclaré M. Guterres.

« Ne pas agir signifie davantage de catastrophes, de crises et de pollution de l’air qui pourraient coûter à l’économie mondiale jusqu’à 21.000 milliards de dollars d’ici à 2050 », a-t-il ajouté. « Une action ambitieuse pour le climat ne ralentira pas seulement la hausse des températures, elle sera bénéfique pour les économies, pour l’environnement et pour la santé publique ».

Le Secrétaire général a rappelé que les membres du G20 sont responsables de plus des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre. « Il est également vrai que les membres du G20 ont le pouvoir de modifier la courbe des émissions. Ils disposent également des ressources nécessaires pour fournir le financement nécessaire à la fois pour l’atténuation et pour l’adaptation », a-t-il ajouté.

 

https://news.un.org/fr/story/2018/11/1030211

A propos gaia2050

développement harmonieux de la vie humaine


04 novembre 2018

Objectifs de Développement Durable sur Fun Mooc

L’épuisement des ressources et le dérèglement des grands cycles

Nicolas Viovy, ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), présente dans cette vidéo (8'35) les grandes problématiques liées à la finitude des ressources naturelles, qu'elles soient minérales ou biologiques, et à la perturbation des grands cycles biogéochimiques de la Terre, en particulier celui du carbone.

Introduction :

l'idée des Objectifs de Développement Durable

Une introduction historique aux Objectifs de Développement Durable

Jean-Michel Severino, Président de Investisseurs & Partenaires, discute dans cette vidéo (11'59) de l'origine des Objectifs de Développement Durable (ODD). Il revient notamment sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) puis sur les processus d'élaboration des ODD. 

Télécharger la vidéo en qualité : Haute (1080p) / Normale (720p) / Mobile (480p) / UL

L'intervenant

Jean-Michel Severino (Investisseurs & Partenaires)

Dirigeant d'Investisseurs & Partenaires depuis 2011, Jean-Michel Severino a notamment été Vice-Président pour l’Asie de l’Est à la Banque Mondiale et Directeur Général de l'Agence Française de Développement. Il a été membre du Panel de Haut Niveau (High-Level Panel of Eminent Persons) du secrétaire général des Nations-Unies pour la préparation de l'agenda post-2015 qui a imaginé et proposé la structure des ODD. 

Pour aller plus loin...

Voici trois vidéos UVED complémentaires :

Voici également une référence conseillée par Jean-Michel Severino :

  • la transcription de cette vidéo aux formats DOC, DOCX ou PDF.
  • la version imprimable de la bibliographie de ce chapitre aux formats DOC, DOCX ou PDF.

suite voir

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01 novembre 2018

Les animaux d’eau douce disparaissent en silence

 

Les animaux d’eau douce disparaissent en silence Infographie Julien Guillot

 

Les rivières sauvages ont vu les populations de poissons, d’amphibiens et de reptiles chuter de 83% en un peu plus de 40 ans.

Par Aurélie Delmas et Julien Guillot 1 novembre 2018 à 10:07

Les écosystèmes d’eau douce se dégradent effroyablement depuis 1970… et les populations de poissons s’effondrent. C’est un des constats mis en avant par l’«Indice planète vivante» publié cette semaine par le WWF, et dont on a surtout retenu un autre chiffre très alarmant : la baisse de 60% des vertébrés sauvages de la planète.

A lire aussi. Disparition des vertébrés : amère nature

Ce rapport qui mesure l’évolution de la biodiversité entre 1970 et 2014 pointe que sur 880 espèces de mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons observées, les populations ont dégringolé de 83%. Soit 4% par an en moyenne. Les zones tropicales sont celles où le déclin a été le plus marqué, notamment l’Amérique centrale et du Sud où on atteint une baisse de 94%. Des chiffres qui donnent le tournis.

Parmi les raisons avancées par les experts qui ont rédigé le rapport apparaissent la modification et la destruction de l’habitat, les espèces envahissantes, la surpêche, la pollution – notamment plastique – mais aussi les maladies et le dérèglement climatique. Des menaces qui se combinent souvent, entraînant une déclin de la biodiversité.

Plus de 120 000 espèces connues

Lacs, rivières ou zones humides, les écosystèmes d’eau douce, trop peu protégés, couvrent moins de 1% de la planète. Pourtant, ils fournissent un habitat à plus de 120 000 espèces connues : poissons, mollusques, reptiles, insectes, plantes et autres mammifères. On parle là de plus de 10% des animaux connus et environ un tiers des vertébrés.

Mais à l’échelle mondiale, on estime que l’étendue des zones humides, dont on a beaucoup parlé en France à l’occasion des débats sur la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, a diminué de plus de 50% depuis 1900. Autre problématique : les 50 000 grands barrages qui altèrent les courants sauvages à travers le globe, sans compter la construction planifiée de 3 600 barrages hydroélectriques. Ces infrastructures participent à la segmentation du réseau d’eau douce et modifient le débit naturel des cours d’eau. La quantité d’eau pompée par l’homme (à 70% pour irriger des cultures) et la qualité de l’eau, dégradée par l’eutropisation et les pollutions toxiques, sont également des sujets de préoccupation pour les auteurs du rapport. Enfin, le changement climatique exacerbe les facteurs de stress existants et modifie la température des eaux, changeant les conditions d’habitation.

https://www.liberation.fr/planete/2018/11/01/les-animaux-d-eau-douce-disparaissent-en-silence_1689037?xtor=rss-450&utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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31 octobre 2018

La disparition du vivant se poursuit

Publié le par

 

Selon le WWF, dans un rapport publié mardi 30 octobre, le Fonds mondial pour la nature estime que les populations de vertébrés ont chuté de 60 % entre 1970 et 2014, tandis que les sols s’appauvrissent et que les forêts reculent.

Une perte de biodiversité lourde de conséquences pour notre vie et pour l’économie.

According to the WWF, in a report published on Tuesday, 30 October, the World Wildlife Fund estimates that vertebrate populations have fallen by 60% between 1970 and 2014, while soils are impoverished and forests are declining.
A loss of biodiversity that is fraught with consequences for our lives and for the economy.

Nach Angaben des WWF schätzt der World Wildlife Fund in einem am Dienstag, 30. Oktober, veröffentlichten Bericht, dass die Wirbelstürme zwischen 1970 und 2014 um 60 Prozent gesunken sind, während die Böden verarmt sind und die Wälder abnehmen.
EIN Verlust an Biodiversität, der mit Folgen für unser Leben und die Wirtschaft verbunden ist.

Según el WWF, en un informe publicado el martes 30 de octubre, el Fondo Mundial para la naturaleza estima que las poblaciones de vertebrados han descendido un 60% entre 1970 y 2014, mientras que los suelos son empobrecidos y los bosques están declinando.
UNA pérdida de biodiversidad que está cargada de consecuencias para nuestras vidas y para la economía.

Secondo il WWF, in un rapporto pubblicato il martedì, 30 ottobre, il fondo mondiale della fauna selvatica stima che le popolazioni di vertebrati sono scesi del 60% tra 1970 e 2014, mentre i suoli sono impoveriti e le foreste sono in calo.
UNA perdita di biodiversità che è piena di conseguenze per la nostra vita e per l’economia.

По данным WWF, в докладе, опубликованном во вторник, 30 октября, Всемирный фонд дикой природы оценивает, что позвоночные популяции упали на 60% между 1970 и 2014, в то время как почвы бедны и леса сокращаются.
Утрата биологического разнообразия, чреватая последствиями для нашей жизни и для экономики.

وفقا للصندوق العالمي للطبيعة ، في تقرير نشر يوم الثلاثاء ، 30 تشرين الأول/أكتوبر ، ويقدر الصندوق العالم للحياة البرية ان السكان الفقاريات انخفضت بنسبه 60 ٪ بين 1970 و 2014 ، في حين ان التربة الفقيرة والغابات في الانخفاض.
فقدان التنوع البيولوجي الذي محفوف بالعواقب علي حياتنا وعلي الاقتصاد.

wafika ل# alsondok alalami ل# altabiah ، vi tkorir nesher yum althlathaa ، 30 tishrin alaol/ aktobr ، و# ykodr alsondok alalam ل# alhayah alborea an alaskan alfkariat ankhvdat ب# nsbeh 60 ٪ ben 1970 ou 2014 ، vi heen an alturba alfkirh و# alghabat vi alankhvad.

世界自然基金会 (WWF) 在10月30日星期二发表的一份报告中估计, 脊椎动物种群在1970和2014之间下降了 60%, 而土壤贫瘠, 森林正在减少。
生物多样性的丧失, 对我们的生活和经济都充满了影响。

shì jiè zì rán jī jīn huì (WWF) zài 10 yuè 30 rì xīng qī èr fā biǎo de yí fèn bào gào zhōng gū jì , jǐ zhuī dòng wù zhǒng qún zài 1970 hé 2014 zhī jiān xià jiàng le 60%, ér tǔ rǎng pín jí , sēn lín zhèng zài jiǎn shào 。

על פי ה-WWF, בדו ח שפורסם ביום שלישי, 30 באוקטובר, קרן העולם לחיות הבר מעריכים כי אוכלוסיות בעלי חוליות נפלו על ידי 60% בין 1970 ו 2014, בעוד הקרקעות הן מרוששים ויערות הם ירידה.
אובדן המגוון הביולוגי המלווה בהשלכות לחיינו ולכלכלה.

al pi -WWF, bado shporsem bium shlishi, 30 boctovr, kern aavalm lachity aber marichim ky ochlociot bali haolies nflo al 60% bin 1970 o 2014, baud akrcot mroshshim viarut as irida.

http://ecologie.nature.free.fr/pages/dossiers/dossier_extinction_des_especes.htm

https://www.wwf.fr/rapport-planete-vivante-2018

Rapport Planète Vivante 2018 :  https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2018-10/20181030_Rapport_Planete_Vivante_2018_synthese.pdf?utm_campaign=header&utm_medium=website&utm_source=click%20onpage

11 octobre 2018

Un porte-conteneurs a pu traverser l’Arctique par le Nord pour la première fois

Un porte-conteneurs a pu traverser l’Arctique par le Nord pour la première fois

Jusqu’à présent, cette route maritime était uniquement praticable quelques semaines par an pour des bateaux de taille modeste, mais, avec la fonte rapide des glaces, ce « raccourci » est désormais accessible aux porte-conteneurs. Une bien mauvaise nouvelle pour la planète.

Cet itinéraire pourrait révolutionner le fret maritime mondial

Conçu pour opérer par des températures polaires, l’imposant Venta, long de 200 mètres, pesant 42 000 tonnes et pouvant accueillir 3 600 conteneurs, accostait à Saint-Pétersbourg après avoir emprunté un itinéraire passant par le Nord de l’Arctique, auparavant inaccessible aux navires de cette taille. Preuve évidente du réchauffement climatique, cette nouvelle voie pourrait à terme révolutionner le fret maritime à l’échelle mondiale.

Après avoir accosté près de Vladivostok, puis à Busan en Corée du Sud, le Venta, chargé de poisson et de composants électroniques coréens et assisté dans son périple par des brise-glaces nucléaires, avait traversé le Détroit de Béring et effectué la route arctique en seulement cinq semaines, avant de rallier Bremerhaven en Allemagne, puis Saint-Pétersbourg.

Une preuve évidente et inquiétante du réchauffement climatique

Longeant les côtes septentrionales de la Sibérie, ce raccourci maritime, surnommé le « passage du nord-est », n’était auparavant accessible que quelques semaines chaque année et uniquement emprunté par des bateaux de taille modeste. Mais, avec l’accélération de la fonte des glaces occasionnée par le réchauffement climatique, il est désormais accessible plus longtemps aux géants des mers comme le Venta.

Bien que cet itinéraire se révèle à l’heure actuelle très coûteux à exploiter, il pourrait se révéler incontournable en permettant aux navires qui l’empruntent de gagner jusqu’à deux semaines par rapport à la voie classique qui passe par le canal de Suez. Reste désormais à savoir quel sera l’impact environnemental  de l’exploitation intensive de cette nouvelle route arctique…

 

 

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09 octobre 2018

1/2°ça change quoi ?

 

Lundi 8 octobre, le Giec a remis son rapport sur les impacts d’un réchauffement de 1,5 °C sur le climat.

Les experts appellent à des actions rapides et massives, car les engagements ne permettent pas d’atteindre cet objectif.

Sur le climat, chaque État a pris des engagements pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Mais ceux-ci ne permettent pas d’atteindre l’objectif d’un réchauffement limité à 1,5 °C.

 

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08 octobre 2018

Capter le CO2 atmosphérique pour produire du méthane

Située à Troia, dans la région des Pouilles en Italie, cette installation fait partie du programme de recherche « Store & Go » de la Commission européenne et a pour objectif de démontrer la viabilité des technologies de conversion et de stockage Power-to-Gas (PtG). Le site de Troia va en effet utiliser la méthanation pour transformer le dioxyde de carbone capté. Grâce à trois réacteurs modulaires fabriqués par l'entreprise française Atmostat, l'installation sera en mesure de combiner les particules de CO2 avec de l'hydrogène afin de produire du méthane. Climeworks explique que le méthane « est ensuite liquéfié et utilisé pour alimenter en carburant des camions au gaz naturel ». L'hydrogène provient quant à lui de source renouvelable puisqu'il est obtenu grâce à un électrolyseur alimenté avec l'énergie photovoltaïque produite sur le site.

climeworksCette nouvelle usine devrait fonctionner durant 4 000 heures au cours des 17 prochains mois (environ 8 heures par jour) et devrait pouvoir filtrer près de 150 tonnes de CO2. Toutefois, il faut noter que cette technologie est encore loin d'être économiquement viable. La startup qui compte, d'ici 2025, capter 1 % des 30 à 40 gigatonnes de CO2 émis chaque année dans le monde souffre encore du coût que représente la capture d'une tonne de CO2, estimé entre 600 et 800 $.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-digital/climeworks-les-«-aspirateurs-»-à-co2-s’installent-en-italie/ar-BBO5QJH?ocid=spartandhp

 

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Climat : la planète brûle vraiment

 

>Ma Terre / Environnement|Frédéric Mouchon (avec Emilie Torgemen)| 08 octobre 2018, 5h59 |26

Au Pakistan, en octobre 2018. Un demi-million de personnes ont été forcées de partir de la province du Baloutchistan, chassées par la sécheresse. AFPAu-delà de 1,5 °C de réchauffement, les impacts seront catastrophiques préviennent les scientifiques du Giec dans leur nouveau rapport. Les effets se font déjà sentir.

Le temps du constat est fini, il faut d’urgence passer à l’action. C’est la sonnette d’alarme que tire le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Ces scientifiques ont publié dans la nuit de dimanche à lundi un nouveau rapport décrivant par le menu la différence entre un réchauffement déjà terrible de 1,5 °C et celui franchement catastrophique de 2 °C fixé comme plafond par la COP 21 à l’horizon 2100.

Ce petit demi-degré change tout : dans un cas 350 millions d’humains « seulement » seront confrontés à des inondations, pour 410 millions dans l’autre. L’hypothèse numéro 1 entraînerait la mort de « seulement » 70 % des récifs coralliens, l’hypothèse deux signifierait la disparition totale de ces habitats sous-marins exceptionnels. Pareil pour l’extinction des espèces vertébrées qui passerait de 4 % à 8 %. Plus visible et plus symbolique, en cas de hausse moyenne de 1,5 °C, les marins traverseraient le pôle Nord sans voir le moindre morceau de banquise un été par siècle « seulement » contre un été tous les 10 ans en cas de hausse moyenne de 2 °C.

Les ONG réclament un big bang écologique

Il faut « un big bang écologique pour limiter le réchauffement » réclame le WWF (Fonds mondial pour la nature). Et pour cause. Selon les dernières projections, même le scénario catastrophe du Giec est aujourd’hui hors de portée : si des efforts drastiques ne sont pas engagés, la hausse globale des températures sera plutôt de l’ordre +3 °C.

Les effets de ce dérèglement sont d’ailleurs déjà largement visibles, au point que les chercheurs admettent aujourd’hui en avoir peut-être sous-estimé l’ampleur. « Les choses que les scientifiques avaient promises pour le futur sont en train de se produire » résume Jennifer Morgan, la directrice de Greenpeace International.

« Il suffit de regarder autour de soi en France : nos côtes sont de plus en plus fragiles à cause de la montée des eaux et de l’érosion, les glaciers reculent, la saison d’enneigement des stations diminue, les étés sont de plus en plus chauds et les cyclones de plus en plus violents », énumère le climatologue Jean Jouzel, ex-vice-président du Giec.

LIRE AUSSI >Glaciers, pollens, vins... La France déjà victime du changement climatique

2018 année la plus chaude

2018 devrait d’ailleurs figurer sur la liste des années les plus chaudes jamais connues en France. « La température moyenne calculée sur les neuf premiers mois de l’année établit un nouveau record cette année avec 14,47 °C, soit 0,05 °C au-dessus des neuf premiers mois de 2003 » détaille le prévisionniste Frédéric Decker, du site MeteoNews.

« Chaque dixième de degré de réchauffement supplémentaire porte en lui un risque de vie ou de mort, s’alarme l’ONG écologiste Oxfam. A +1,1 °C aujourd’hui, nous assistons déjà à des déplacements massifs de population et à une grave augmentation de la faim. Si le réchauffement atteint 2 °C, des communautés entières seront déplacées et de nombreuses populations insulaires disparaîtront sous les vagues. »

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » la célèbre phrase de Jacques Chirac date de 2002. Mais alors que les émissions de CO2 de la France ont continué à augmenter en 2017, les climatologues aimeraient enfin voir les mots traduits en actes.

LIRE AUSSI >Ségolène Royal : « La France n’est plus en pointe sur le climat »
« La loi de transition énergétique est très ambitieuse mais encore faut-il respecter ses objectifs, souligne Jean Jouzel. Pour nos transports, nos déplacements, nos habitations, il faut inventer une société sobre en carbone. Les entreprises, les régions, les villes, l’Etat… Tout le monde doit se mettre en marche. »

Ma Terre / Environnementréchauffement climatiqueGIECClimat
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23 septembre 2018

La fiscalité sur les carburants

La facture d’essence et plus encore de gazole des automobilistes augmente fortement, notamment sous l’effet de la hausse de la fiscalité écologique.

Pour les ménages, la hausse de la fiscalité sur les carburants pèse lourd. Très lourd même, selon l’association CLCV (Consommation logement et cadre de vie) qui estime qu’un foyer possédant deux voitures paiera 140 € de plus de taxes en 2018 par rapport à l’année précédente. L’association exhorte donc le gouvernement à renoncer aux nouvelles augmentations prévues en 2019.

Le poids des taxes
Si le prix du carburant varie fortement en fonction des évolutions du cours du pétrole, le prix à la pompe dépend aussi beaucoup de la fiscalité. Les taxes pèsent en effet deux tiers de la facture.

Énergies fossiles, du pétrole et du charbon encore pour longtemps
Selon les chiffres de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), un litre de sans-plomb supporte plus d’un euro de taxes. Ainsi un prix du brut de 75 € par baril (soit 159 litres) va aboutir à un prix à la pompe de 1,52 € par litre mais le coût du produit est de seulement 46 centimes et celui de la distribution de 11 centimes.
Le reste correspond donc à la fiscalité : 11 centimes de TVA, 69 centimes de Taxe intérieure sur la consommation des produits énergétique (TICPE) et enfin 13 centimes de TVA… sur la même TICPE.
Les proportions sont à peu près équivalentes pour le gazole. Un prix de 1,44 € au litre se décompose ainsi en 47 centimes de produit, 11 centimes de coût de distribution, 11 centimes de TVA, 61 centimes de TICPE et 12 centimes de TVA sur la TICPE.

Pourquoi la fiscalité augmente
Le niveau de la fiscalité sur les carburants est en très forte augmentation ces dernières années. Cette pression fiscale s’explique par une triple volonté affichée par les gouvernements successifs : taxer les carburants fossiles afin de lutter contre le réchauffement climatique ; réduire l’écart de prix entre essence et gazole au nom de la santé publique ; rechercher des recettes nouvelles.
L’abandon de la taxe poids lourds en 2014, sous la pression des « bonnets rouges », avait ainsi conduit l’État à rechercher une compensation dans l’augmentation de 2 centimes de la TICPE sur le gazole.
Plus largement, la mise en place d’une taxation des émissions de carbone en 2014 a largement contribué à la hausse progressive et constante de la fiscalité. Ainsi, la composante carbone de la TICPE est passée de 7 € la tonne en 2014 à 44,6 € cette année.

L’effet du « dieselgate »
Ces changements ont des effets très notables. En dix ans, selon CLCV, « la facture énergétique des automobilistes liée aux taxes a augmenté de 13 % » pour un automobiliste roulant à l’essence et du double s’il utilise un véhicule diesel.
Dans le même temps, la prise en compte des dangers sanitaires du gazole et les répercussions du « dieselgate » autour des tricheries de Volkswagen ont conduit les gouvernements à changer de politique pour rogner les avantages consentis aux motorisations diesel.
Le précédent gouvernement a ainsi engagé un mouvement de suppression progressive de l’écart de taxation profitant jusqu’à présent au gazole. L’actuel gouvernement le poursuit. Voilà pourquoi les taxes sur le gazole augmentent désormais plus vite que celles sur l’essence. Ainsi, en 2018, la fiscalité a bondi de 7,6 centimes sur le gazole et de 3,9 centimes pour l’essence.
Dieselgate, comprendre le procès Volkswagen en Allemagne

D’autres hausses à venir
Les mêmes mouvements sont appelés à se poursuivre les années prochaines. En effet, le prix de la tonne de carbone retenu comme base de calcul pour la TICPE va continuer de grimper jusqu’en 2022. À cette date, il devrait atteindre 86,2 € par tonne de carbone, près du double du prix actuel.
Dans le même temps, l’alignement du diesel sur l’essence continue. Les effets conjugués de ces politiques devraient conduire à une nouvelle forte augmentation des taxes en 2019. Sauf surprise dans le prochain budget, la hausse devrait atteindre au moins 6 centimes du litre pour le diesel et autour de 3 centimes pour l’essence.
Mathieu Castagnet

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21 septembre 2018

Développement harmonieux de la vie humaine :